Je tenais à éclairer vos lanternes, vous lecteurs et lectrices qui vous demandez peut-être ce qui se trame derrière toutes ces recettes estampillées "végétariennes" et même cette nouvelle rubrique "le coin des végétariens".

En début d'année j'ai fait la rencontre de Betty, une végétarienne presque parfaite.

Nous avons beaucoup échangé sur la cuisine, mais pas que, beaucoup sur le végétarisme.

Depuis toute petite je voue un amour inconditionnel pour les animaux. Je suis prise d’empathie pour toutes les bestioles à poil ou à plumes. Je peux passer des dizaines de minutes à regarder les oiseaux, en train de manger dehors, un cheval ou une vache dans un pré...

J'ai moi-même 2 toutous qui comptent comme des membres de la famille à part entière.

L'idée d'être végétarienne m'est passée à plusieurs reprises par la tête, tout au long de ma courte vie. Je la balayais systématiquement, car je ne pensais pas être capable de me passer de viande, je n'étais pas non plus informée, je ne connaissais personne qui suivait ce régime alimentaire. Alors bien sur je ne mangeais pas de lapin, ni de cheval, parce que c'est trop mignon. Mais finalement, un agneau, une vache, un cochon, c'est pas mignon?

Cette rencontre a donc pu me montrer qu'il est simple de devenir végétarien, quand on le veut vraiment.

Car c'est avant tout un choix, une envie, peut être même un besoin.

Ce choix, est assez "simple" pour moi, je ne suis pas ce que l'on appelle une viandarde... Je ne bave pas devant un tournedos, ni un steak. Je me passe facilement de viande en général. Je dois avouer qu'un poulet rôti, ou une tranche de foie gras, peuvent me faire de l'oeil... Mais j'ai quelques images en tête qui me font me remettre dans le droit chemin.

Ce choix je le fais car faire l'autruche, ce n'est pas mon genre, j'aime mettre les pieds dans le plat. Je me suis toujours doutée que les conditions d'abattage n'étaient pas dignes d'un club med, mais la tête bien ensablée, ma fois, je ne regardais pas, je ne lisais pas.

Jusqu'au jour où j'ai eu le courage de voir, pas jusqu'au bout bien sur, car ça me fait pleurer. C'est à ce moment que 2 choix s'offraient à moi : garder la tête dans le sable, ou la sortir et bannir la viande et le poisson de mon alimentation.

Alors j'ai commencé tout doucement, une journée sans viande, une deuxième, un peu de viande, puis de nouveau plus pendant 2 ou 3 jours.

Ce n'était pas compliqué, et je n'étais pas frustrée, alors pourquoi pas faire plus ?

Bien sur, je n'impose pas ce régime alimentaire à ma famille. Monsieur et les filles continuent à consommer de la viande, mais différemment. Déjà, c'est en quantité moindre.

Il faut savoir qu'à la cantine, c'est viande ou poisson chaque jour. Le soir, il est donc inutile de remettre ça !

Je ne suis pas là non plus pour endoctriner les gens, car tout le monde n'a pas la même sensibilité envers les animaux. Je suis persuadée malgré tout, que c'est grâce à la politique de l'autruche que beaucoup sont encore carnistes ;).

Je n'ai pas voulu crier sur tous les toits une fois ma décision prise car je doutais et je doute toujours de moi. Cela fait maintenant plus de 3 semaines et je me sens capable de continuer, mais je ne vends jamais la peau de l'ours avant de... Non, décidément, cette expression est vraiment laide !

Je n'ai pas encore été confrontée à trop d'invitations à l'extérieur, je ne suis pas non plus allée au restaurant, je pense que ce sont des étapes aussi qui vont me confronter à quelques difficultés, mais à mon avis, rien de bien insurmontable !

Amis carnistes, ne vous inquiétez pas, il y aura toujours des recettes avec de la viande dedans, sans doute un peu moins bien sur et amis végétariens, vous trouverez maintenant votre bonheur chez moi !

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